J’aime l’art dans ses multiples formes, et encore plus lorsque que la découverte est partagée.

Nefes

Nefés

Une pièce de Pina Bausch, Au théâtre des Champs – Elysées en juillet (dommage, c’est fini).

Un grand moment de poésie et de douceur, un peu lointain vu du 3ème balcon, duquel on ne voit pas les corps, mais quand même… A cette distance les scènes de groupe sont magnifiques, les solos moins. Le manque d’histoire m’a permis de rêver et imaginer (ou alors je n’ai rien compris, ce qui est aussi possible).

Zao Wou-Ki

L’espace est silence. Au musée d’Art Moderne de Paris.

Encore de la poésie avec cette exposition magistrale (j’aime les grands formats !)

zao-wou-ki
Quelques grammes de silence

Quelques grammes de silence, Résistez aux bruits du monde !

Un livre d’Erling Kagge acheté à la sortie de l’exposition de Zao Wou-Ki, qui se grignote sans faim, plein de jolies réflexions sur le calme, l’ennui, le bruit, et notre capacité à créer notre propre silence intérieur.

« Le silence en lui-même est une démarche enrichissante. C’est une qualité, quelque chose de rare et de luxueux. Une clé qui peut ouvrir la porte à de nouveaux modes de pensée. Je ne le conçois pas comme une privation ou une dimension spirituelle, mais un moyen pratique d’avoir une vie plus riche. Ou pour dire les choses plus crûment : une forme d’expérience plus profonde que d’allumer sa télévision pour voir les infos. »

Je suis d’accord, et en même temps, je regarde aussi les infos.

James Turell

Pour finir, j’ai pu vivre cet été une œuvre étonnante de James Turrell, expérience sensorielle difficilement racontable, dans un écrin construit par Tadao Ando, le Chichu Art Museum, au Japon. Une règle impose de ne pas être plus de huit personnes dans la salle (et pas besoin de préciser : en silence). Dans ce musée il y a aussi des water-lilies de Monet, que l’on admire en ayant enlevé ses chaussures et passé des chaussons. Une drôle d’expérience.

James Turell, Chichu Art Museum

Premier semestre 2018

L’autre, cet ami qui ne me comprend pas

ART, de Yasmina REZA Mise en Scène de Patrice KERBRAT Avec : Charles BERLING Jean-Pierre DARROUSSIN Alain FROMAGER Ils sont trois amis. Une sacrée reprise !

J’avais vu une version de la pièce il y a bien longtemps, à la télé… (et c’était déjà très bien sur un petit écran) et j’ai sauté sur les places dès leur mise en vente. Ça fait du bien de rire !! Extrait des croustillants dialogues :

SERGE : Comment peux-tu dire “cette merde” ? […] Que tu trouves cet achat prodigieux tant mieux, que ça te fasse rire, bon, mais je voudrais savoir ce que tu entends par “cette merde”. […] “Cette merde” par rapport à quoi ? Quand on dit telle chose est une merde, c’est qu’on a un critère de valeur pour estimer cette chose. […] Tu ne t’intéresses pas à la peinture contemporaine, tu ne t’y es jamais intéressé. Tu n’as aucune connaissance dans ce domaine, donc comment peux-tu affirmer que tel objet, obéissant à des lois que tu ignores, est une merde ?
MARC : C’est une merde. Excuse-moi.

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couverture-les-linh-tho

L’autre

Linh Tho, immigrés de force, de C.Baloup
Editions La Boite à Bulles

Clément Baloup a écrit plusieurs BD sur le Vietnam, et je me suis demandé si celle-ci n’avait pas inspiré l’un des personnages de la pièce Saigon. C’est triste et en même temps, c’est un bout de l’histoire de France.

Je vais bientôt lire la BD sur Taiwan…

L’autre, cet envahisseur

Occupied, saisons 1 & 2

Une série norvégienne originale que j’ai dévorée, avec un ton bien particulier (un peu froid en fait), à regarder en V.O. pour bien s’imprégner du climat, dont c’est d’ailleurs le sujet.

J’ai partagé mais autour de moi tout le monde n’a pas aimé.

A tester donc…

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L’autre, comment être avec lui, avec elle… (bienveillant, bien sûr)

Une vidéo : La bienveillance selon « Tout le monde s’en fout »

Conseillée par des copains coachs eux aussi, trop bien…
Vous pouvez aussi regarder les autres de la série (les émotions, …)